Examens corriges

Rapport et propositions de la commission épreuves du BAC en mathématiques

Présentation du document

Ce document est le rapport d'étape de la commission intitulée épreuves du BAC en mathématiques, placée sous la présidence de Monsieur Paul Attali. Publié en juillet 2000, ce travail collectif réunit des contributions de l'Inspection générale de l'éducation nationale (IGEN), d'inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR), d'enseignants du secondaire, de classes préparatoires et de l'université, ainsi que de représentants d'associations et de sociétés savantes telles que l'ADIREM, l'APMEP, la SMAI, la SMF et l'UPS.

Le dossier présente une réflexion approfondie sur l'évolution des épreuves du baccalauréat en mathématiques, propose un projet de texte réglementaire redéfinissant l'épreuve, et intègre de nombreux exemples de sujets expérimentaux testés en classes de seconde, de première et de terminale (notamment pour les séries ES, S et L) entre 1998 et l'an 2000.

Origines et constats de la commission

Le rapport met en lumière l'influence majeure que l'épreuve du baccalauréat exerce sur les pratiques d'enseignement dans les lycées. En s'entraînant principalement sur les sujets des années antérieures, les élèves et les enseignants s'inscrivent dans un contrat implicite qui a conduit, au fil du temps, à une standardisation des exercices. L'énoncé très directif des sujets traditionnels favorise parfois une reproduction mécanique des méthodes au détriment de l'initiative, de la réflexion et de la véritable appropriation des concepts.

De plus, les enseignants du supérieur constatent des difficultés chez les étudiants à s'adapter aux exigences de l'enseignement supérieur, mettant en évidence un décalage entre la préparation au lycée et les besoins de la formation scientifique. La commission souligne la nécessité d'une meilleure articulation entre le second cycle du lycée et l'enseignement supérieur, pilotée à travers une modernisation de l'épreuve reine qu'est le baccalauréat.

Propositions et structure de la nouvelle épreuve

Pour répondre à ces constats sans bouleverser brutalement l'examen, la commission formule des propositions concrètes et mesurées. L'objectif est d'amener les candidats à faire preuve de plus d'autonomie et de réflexion, tout en contrôlant la maîtrise des connaissances fondamentales.

Le projet de texte réglementant l'épreuve écrite prévoit une structuration reposant sur deux options principales : soit quatre ou cinq exercices indépendants notés chacun sur 3 à 6 points, soit deux exercices et un problème. Pour les séries ES et S, l'épreuve se compose d'une partie spécifique (portant sur la totalité du programme obligatoire et de spécialité pour ceux l'ayant suivi) et d'une partie commune dédiée à l'enseignement obligatoire.

Parmi les nouveautés notables figure l'introduction d'un exercice doté d'une prise d'initiative, noté sur 5 ou 6 points, conçu pour valoriser la recherche, l'expérimentation sur des exemples et la construction d'un raisonnement ouvert, avec un nombre minimal de questions.

Expérimentations et analyses menées dans les classes

Le rapport s'appuie sur des tests de faisabilité et des enquêtes menés auprès de classes volontaires dans plusieurs académies. Les retours d'expérience montrent que si les élèves ont pu être initialement surpris par les exercices de recherche et d'initiative, un temps d'adaptation leur permet de s'épanouir et de s'exprimer pleinement à travers ce type de travail.

Des exemples détaillés d'expérimentations menées en mai 1998 en terminale (S et ES), en mai 1999 en première (S, ES et L avec l'utilisation de questionnaires à choix multiple et de questions de cours), ainsi qu'au premier trimestre 1999-2000, sont consignés dans le document. Des analyses statistiques et des arbres de similarité et d'implication, traités à l'aide de méthodes multidimensionnelles, complètent l'étude des réactions des enseignants face à ces propositions pédagogiques.

Questions fréquentes

Quel est l'objectif principal de la commission présidée par M. Paul Attali ?

L'objectif est d'améliorer l'articulation entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur en faisant évoluer l'épreuve du baccalauréat en mathématiques pour encourager la réflexion, l'autonomie et la maîtrise durable des savoirs.

Quelle est la part accordée à l'initiative dans le projet de texte ?

Le projet propose d'inclure un exercice de prise d'initiative noté sur 5 ou 6 points, comportant un nombre réduit de questions afin de valoriser la recherche personnelle et la démarche des candidats.

Quelles séries du cycle terminal sont concernées par les expérimentations du document ?

Le rapport présente des sujets expérimentaux et des analyses pour les séries scientifiques (S), économiques et sociales (ES) et littéraires (L), ainsi que des exemples d'exercices adaptés à la classe de Seconde.





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